Santa Maria

Santa Maria

Auteurs: Eilif Svensson, Kristian Amundsen Østby

Nombre de joueurs : 1 à 4

Âge : 12 ans et plus

Durée : 45-90 minutes

 

Colonisez en récoltant le bonheur

Chers compatriotes ! Êtes-vous prêts à vous enrichir ? Êtes-vous prêts à découvrir des contrées remplies de richesses qui feront votre gloire et votre puissance ? Alors, venez avec moi et allons établir notre colonie !

Dans Santa Maria, vous devez développer votre colonie en collectant le plus possible de petits sourires (indice de bonheur de celle-ci !). Vous incarnez un seigneur avec ses colons au 16e siècle qui doit produire ce qui est essentiel pour développer la colonie tout en n’oubliant pas d’envoyer vos Conquistadors trouver de l’or pour vous enrichir, en gardant un contact avec le Tout-Puissant en recrutant des moines et en développant votre marché maritime.

Santa Maria est un jeu de placement de tuiles, de placement de dés et de collection d’ensembles. Vous aurez 3 ans (tours) pour réussir à accumuler le plus de sourires possible et ainsi vaincre les autres joueurs.

Même si le visuel peut en freiner plusieurs, dès la partie lancée, vous ne voudrez plus vous arrêter de coloniser votre territoire. Plus vous jouerez, plus vos stratégies changeront et s’adapteront aux actions des autres joueurs, car même si chacun organise son plateau personnel comme il le désire, il y a moyen de nuire aux autres et de tirer son épingle du jeu.

Je veux coloniser !!!

Pour le faire, vous pouvez poser certaines actions :

  • Agrandir votre colonie en achetant une tuile pouvant contenir des bâtiments, des ressources, des pouvoirs et des colons.
  • Activer un bâtiment avec des pièces dans votre colonie pour bénéficier de son pouvoir ou récolter une ressource.
  • Activer une rangée ou une colonne. C’est là le cœur du jeu. Pour le faire, vous devez choisir entre un dé dans une réserve disponible à tous ou un dé bleu que vous avez brassé au début de la manche et qui vous appartient. Vous activez les colonnes numérotées avec le dé de la même valeur qu’un dé blanc et les lignes avec le dé bleu. C’est ici que vous pouvez nuire aux autres en choisissant un dé qui serait bénéfique à votre adversaire. Et il est important de choisir dans quel ordre activer vos colonnes et vos rangées, car vous devrez, après avoir activé toutes les cases possibles, déplacer le dé sur le bâtiment le plus bas de votre colonne ou le plus à droite de vos rangées. Vous aurez donc moins d’options pour vos prochaines actions.
  • Se retirer de la manche et déposer son pion sur un espace de retraite octroyant un bonus et déterminant qui sera le premier joueur de la prochaine manche. Vous récoltez aussi les marchandises ou bonus selon la position de vos bateaux dans vos ports.

Il y a quoi dans ma colonie ?

Ta colonie se compose d’un espace pour mettre tes bâtiments, tes ports pour tes bateaux et d’autres pour tes ressources, ton argent et bien entendu, des petits visages souriants. Il faut maintenant parler de ces petits sourires indiquant le niveau de bonheur de ta colonie. Si le reste des composantes reste assez cohérent dans l’ensemble, les points de victoire (sourires) détonnent. On a droit à une belle face d’un rose paparmane ! Et pourquoi un indice de bonheur comme pointage ? Pour faire oublier qu’on colonise une autre nation et que ça à la base, c’est pas très gentil ? Mais bon, passons cette bizarrerie, car au final, on veut juste accumuler des points.

Au-delà de votre colonie, vous pourrez aussi faire la course avec vos adversaires pour recruter des moines qui vous octroieront de nouveaux dés bleus personnels. Ils iront aussi à la rencontre de Savants qui pourront vous donner des pouvoirs permanents et des Évêques qui offrent des conditions de pointage supplémentaire en fin de partie (avec une petite pénalité par contre). Ils pourront aussi aller dans des camps de missionnaires pour récolter des ressources.

Vous allez aussi pouvoir envoyer vos Conquistadors à la recherche d’or (jokers). Plus ils iront loin dans leur recherche de l’El Dorado, plus vous avez de chance de remporter de belles petites faces souriantes à la fin de chaque manche.

Comment on détermine qui a le plus de plaisir dans sa colonie ?

Ce qui est intéressant avec Santa Maria, c’est qu’on peut utiliser différentes stratégies pour augmenter le bonheur de nos colons. Il y a bien entendu tous les sourires déjà présents dans notre réserve. Vous pourrez aussi vendre vos ressources restantes selon un ratio. Les petits colons dont nous avons parlé tantôt et qui sont présents sur les tuiles rapportent aussi des points. Vos tuiles Savant ont des points et les options de pointage sur les tuiles Évêque vous rendent aussi vos colons plus heureux. Vos bateaux recrutés ainsi que leurs positions dans vos ports viennent finaliser le tout.

Que celui qui répand le plus de bonheur à ses compatriotes gagne ! (Bon dis comme ça c’est un peu particulier, mais c’est quand même ça le but du jeu).

Et j’en pense quoi ?

Santa Maria est un très bon jeu. Il offre différentes options pour développer notre colonie et il faut essayer d’être présent un peu partout pour y arriver. L’achat des tuiles et leur positionnement dans notre colonie sont la base de notre stratégie. Il faut s’assurer de les mettre dans les lignes ou les colonnes les plus susceptibles d’être présentes sur les dés. Et pour les dés, il y a une notion de push your luck dans le fait de faire d’autres actions que de prendre un dé de la réserve commune. Il se peut que quelqu’un vienne me voler le dé dont j’ai besoin. Mais il y a moyen de jouer avec le hasard des dés en payant des pièces pour en changer la valeur. Cela sera utile à plusieurs reprises.

Le jeu est relativement simple pour des gens habitués. Pour de nouveaux joueurs, il y aura une petite courbe d’apprentissage. Mais comme les actions sont simples, il est facile à apprendre. C’est d’optimiser notre colonie qui l’est moins.

Les différents pouvoirs présents sur les tuiles de notre colonie ou des Savants apportent de réels avantages dont il faut tirer profit.

L’interaction est relativement simpliste, mais elle est tout de même présente. Le choix des tuiles dans le marché, des dés communs et la piste de retraite octroyant des bonus et le rôle du premier joueur apportent leur lot de réflexion. Il ne faut pas négliger ce qui serait bénéfique aux autres. Il faut parfois se sacrifier pour éviter de leur donner un avantage trop puissant.

C’est un beau casse-tête de gérer différentes options en optimisant notre développement.

Le matériel, sans rien révolutionner, fait amplement le travail et est de bonne qualité. Le visuel est simple et sans grande envergure, mais c’est correct. Et je ne reviendrai pas sur les jetons de bonhomme sourire (ils m’ont marqué, que voulez-vous ?).

En somme, c’est un jeu agréable à jouer. Il se compare à plusieurs jeux du même type, ce qui explique probablement qu’on en a peu entendu parler. Mais vous ne vous ennuierez pas c’est certain.

Donc, qu’attendez-vous ? Allez de ce pas recruter des colons pour coloniser un autre peuple, mais tout ça avec le sourire !

Je vous le conseille si vous aimez :

  • Les jeux avec des dés ;
  • Le placement de tuiles ;
  • Avoir différentes options de stratégie.

 

Je vous le déconseille si vous n’aimez pas :

  • Les jeux pleinement interactifs avec d’autres joueurs ;
  • Les conditions de fin de partie basées sur un certain nombre de tours ;
  • Une thématique relativement effacée et qui a peu d’impact sur le jeu.